«Protégez les personnes avant les frontières»

Du 12 au 19 juillet 2014, 80 activistes de 30 pays se sont réunis en Bulgarie à l’occasion du «Camp international d’actions pour les droits humains». Afin de faire passer leur message : «protégez les personnes avant les frontières», ils ont mis en place différentes actions, notamment la réalisation d’un film. Découvrez la vidéo préparée par nos courageux activistes !

Signez notre pétition afin de protéger les migrants !

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L’Europe a perdu son humanité

80 activistes ont participé au troisième troisième «Camp international d’actions pour les droits humains» organisé par Amnesty International en Bulgarie. Juillet 2014. © AI

80 activistes de 30 pays ont demandé aux leaders européens de protéger les personnes avant les frontières.  © AI

(Für Deutsch: s. nächsten Artikel)
En participant au troisième «Camp international d’actions pour les droits humains» organisé par Amnesty International en Bulgarie, nous avons été confrontés à la réalité choquante de milliers de migrants et réfugiés, refoulés et maltraités pour avoir tenté de gagner l’Europe. Voici le récit de notre indignation et de l’urgence de placer la protection des personnes avant celle des frontières. Par Flurina Wäspi.

En juillet 2014, dix-neuf réfugiés sont morts asphyxiés sur ​​un bateau bondé au large des côtes de Lampedusa. Leur mort coïncidait tristement avec le troisième «Camp international d’actions pour les droits humains» d’Amnesty International qui s’est tenu cette année en Bulgarie. Près de huitante militantes et militants venus de 30 pays différents se sont réunis du 12 au 19 Juillet dans un camping de Breznik, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale bulgare Sofia. Nous étions quatre* à avoir fait le voyage depuis la Suisse: Patrick (groupe jeunes Thoune et Berne), Réka (groupe jeunes Zurich), Chantal (groupe Bienne) et moi-même, Flurina (groupe universitaire Fribourg)

La Bulgarie est l’une des principales portes d’entrée vers l’Europe pour les migrant·e·s et réfugié·e·s fuyant le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et les Balkans occidentaux. Pourtant, ils n’y sont pas accueillis les bras ouverts. Au contraire, ils sont reçus avec méfiance et sont souvent rejetés, voire même physiquement maltraités. Alors que le nationalisme et la xénophobie se propagent en Europe, les efforts visant à prévenir l’immigration dite «illégale» s’intensifient. Les Etats de l’Union Européenne contrôlent les frontières de manière toujours plus stricte et y installent des systèmes d’alerte complexes et coûteux dans le but de dissuader et d’empêcher migrant·e·s et réfugié·e·s de pénétrer le territoire européen.

Les images parlent plus que les mots

Selon le récent rapport d’Amnesty International («Le coût humain de la forteresse Europe»), au moins 23’000 personnes ont perdu la vie en essayant de rejoindre l’Europe depuis l’an 2000. Les périls et épreuves qui attendent les migrant·e·s sur leur chemin vers l’Europe ont été immortalisés par les photos choquantes et émouvantes du journaliste photographe grec Giorgos Moutafis.
Les images que cet homme de quarante-sept ans capture aux frontières de l’Europe depuis de nombreuses années, nous ont révélé la cruauté de la politique migratoire européenne. C’est avec une grande émotion que nous l’avons entendu se confier : «quand je pense à ce qui se passe aux frontières de l’Europe, je revis en boucle l’angoisse provoquée par la vue des cadavres dans l’eau et des photos de personnes en quête désespérée de sécurité.»

Du désespoir naît la nécessité d’agir

80 activistes de 30 pays se sont réunis à Presnik en Bulgarie. © AI

La solitude, la peur et l’espoir d’une vie meilleure. Ces émotions ont rythmé nos discussions durant toute la semaine. Au fil de nos échanges et des récits d’anciens réfugiés, un sentiment de rage nous a submergés, une sorte de «mal du monde» comme l’a qualifié un des participants. Après quelques jours, le désir de changer les choses nous a encouragés à agir.

Au terme d’intenses discussions et de travaux préparatoires par groupes de travail, nous avons réalisé une grande action publique. A Sofia, nous avons transformé symboliquement la frontière extérieure de l’Europe en un mur de commémoration pour les dizaines de milliers de migrant·e·s et réfugié·e·s qui ont perdu la vie ou ont subi des abus en cherchant protection en Europe.

Malgré une thématique difficile et triste, le camp nous a également offert de nombreuses occasions d’interagir et de développer de belles amitiés entre les participant·e·s. Cependant, avant tout, nous sommes revenus convaincus de la nécessité d’œuvrer pour une politique migratoire et d’asile plus juste et plus humaine.

Les mots que John Dalhuisen du Secrétariat International d’Amnesty a prononcés lors de notre grande action à Sofia résonnent encore dans nos oreilles : «l’Europe a perdu un atout extrêmement précieux : la capacité de montrer son humanité. Pendant que des familles entières syriennes et des réfugié·e·s en provenance de pays comme l’Erythrée et la Somalie se noient en mer, faute d’alternatives pour fuir les dangers qui les menacent dans leur pays, le silence de l’Europe est assourdissant.»

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Europa hat seine Menschlichkeit verloren

Teilnehmende am dritten «Internationalen Aktions-Treffen für Menschenrechte», vom 12-19. Juli 2014, in Sofia. © AI

Teilnehmende am dritten «Internationalen Aktions-Treffen für Menschenrechte», vom 12-19. Juli 2014, in Sofia. © AI

(Pour les francophones: voir l’article auparavant)
Durch unsere Teilnahme am dritten von Amnesty International organisierten «International Human Rights Action Camp», dieses Jahr in Bulgarien, wurden wir mit der schockierenden Realität von Tausenden von Migrantinnen, Migranten und Flüchtlingen konfrontiert, die beim Versuch nach Europa zu gelangen zurückgedrängt und misshandelt werden. Dies ist ein Bericht über unsere Empörung: Es ist dringlicher, Menschen zu schützen als Grenzen zu schützen.

Anfang Juli 2014: 19 Flüchtlinge ersticken auf einem übervollen Boot vor der Küste Lampedusas. Durch einen traurigen Zufall fällt Ihr Tod mit dem Beginn des dritten «International Human Rights Action Camp» von Amnesty International in Bulgarien zusammen. Rund 80 Aktivistinnen und Aktivisten aus 30 verschiedenen Herkunftsländern versammelten sich für die Woche vom 12. bis zum 19. Juli auf einem Campingplatz in Breznik, circa 56 Kilometer von Bulgariens Hauptstadt Sofia entfernt. Aus der Schweiz waren wir zu viert dabei: Patrick (Jugendgruppe Thun und Bern), Réka (Jugendgruppe Zürich), Chantal (Gruppe Biel) und ich, Flurina (Unigruppe Freiburg)

Bulgarien ist eines der wichtigsten Ankunftsländer für Flüchtlinge aus dem Mittleren Osten, Nordafrika und dem Westbalkan, um nach Europa zu gelangen. Doch sie werden nicht mit offenen Armen empfangen. Im Gegenteil, den Ankömmlingen wird mit Misstrauen, offener Ablehnung oder sogar physischer Gewalt begegnet. Parallel zur Verbreitung von Nationalismus und Xenophobie in Europa, intensivieren sich die Bemühungen zur Verhinderung der sogenannt illegalen Einwanderung. Die Regierungen der europäischen Länder kontrollieren die Grenzen immer stärker und installieren aufwändige und kostspielige «Vorwarnsysteme» an Europas Aussengrenzen.

Bilder sagen mehr als Worte

Laut dem kürzlich veröffentlichten Bericht von Amnesty International («The Human Cost of Fortress Europe») haben seit dem Jahr 2000 mindestens 23’000 Menschen , ihr Leben verloren beim Versuch, in Europa Sicherheit zu finden. Die lebensgefährlichen Strapazen, welche Menschen auf sich nehmen, um nach Europa zu gelangen, werden durch die schockierenden und berührenden Bilder des griechischen Fotojournalisten Giorgos Moutafis sichtbar.

Der 47-Jährige dokumentiert seit vielen Jahren die Wirklichkeit an den Grenzen Europas. Durch seine Bilder wurde uns die Erbarmungslosigkeit der europäischen Migrationspolitik offenbart. Es ist unmöglich, sich der Wirkung dieser Fotografien zu entziehen. Er hat uns berührt mit seiner Aussage:

«Wenn ich darüber nachdenke, was an den Grenzen Europas geschieht, durchlebe ich immer wieder den Anblick von toten Körpern im Wasser und Bilder von Menschen auf der verzweifelten Suche nach Sicherheit. Ich versuche ihre Gefühle und ihre Persönlichkeit einzufangen und das Risiko zu verstehen, welches sie und ihre Familien beim Versuch Europa zu erreichen eingehen.»

Aus der Verzweiflung wächst die Notwendigkeit zu Handeln

Mehr als 80 Mitglieder aus 30 verschiedenen Ländern verlangen von den europäischen Regierungen, dass diese die Menschen schützen und nicht die Grenzen. © AI

Mehr als 80 Mitglieder aus 30 verschiedenen Ländern verlangen von den europäischen Regierungen, dass diese die Menschen schützen und nicht die Grenzen. © AI

Einsamkeit, Angst und die verzweifelte Hoffnung auf ein besseres Leben: Dies sind Emotionen, welche auch im weiteren Verlauf der Woche durch persönliche Erfahrungsberichte einiger Camp-Teilnehmenden und ehemaliger Flüchtlinge immer wieder in den Vordergrund rückten. Gerade durch die emotional anspruchsvollen ersten Tage machte sich bei vielen Teilnehmenden bald ein generelles Wut- und Verzweiflungsgefühl angesichts der Situation breit; eine Art «Weltschmerz», wie es eine Teilnehmerin ausdrückte. Das Bedürfnis, etwas zu bewirken und zu verändern, motivierte uns zum Handeln.

Nach intensiven Diskussionen und Gruppenarbeiten, verwirklichten wir eine grosse und öffentlichkeitswirksame Aktion. verschiedenen

In Sofia gestalteten wir eine symbolische Aussengrenze von Europa in eine Gedächtnismauer für die Zehntausenden Migrierenden und Flüchtlingen, die ihr Leben verloren oder Missbrauch erlebt haben auf der Suche nach Schutz in Europa.

Trotz der traurigen und anspruchsvollen Thematik bot das Camp aber auch viele Gelegenheiten, sich auszutauschen und schöne Freundschaften zwischen den Teilnehmenden zu entwickeln. Vor allem sind wir mit der Überzeugung zurückgekehrt, dass der Einsatz für eine gerechtere und menschlichere Asyl- und Migrationspolitik mehr als gefordert ist. So sprach John Dalhuisen vom Internationalen Sekretariat in London wohl für uns alle, als er bei unser Aktion im Herzen von Sofia sagte : «Europa hat ein unglaublich kostbares Gut verloren: die Fähigkeit, Menschlichkeit zu zeigen. Während ganze syrische Familien und Flüchtlinge von Ländern wie Eritrea und Somalia im Meer ertrinken, weil sie keine Alternative zur gefährlichen Flucht haben, ist Europas Schweigen ohrenbetäubend.»

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Un ange gardien en Bulgarie

Angela Zhekova, 88 ans et son mari Vangel, 98 ans vivent dans le petit village de Golyam Dervent en Bulgarie. Ce village de 50 habitants se trouve à la frontière avec la Turquie. Des milliers de réfugiés, la plupart fuyant les conflits en Syrie, ont déjà tenté de traverser la frontière pour trouver refuge.

La réponse de la Bulgarie à ce flux migratoire a été la construction d’une clôture de 30 kilomètres de long et de 3 mètres de haut. Cette mesure radicale, estimée à 4 millions d’euros, a pour but de maintenir les migrants à l’extérieur de la «forteresse Europe». Angela de son côté fait tout ce qu’elle peut pour aider ces personnes. Elle décrit ici pourquoi et comment, elle et son mari Vangel prennent soin des réfugiés qui passent devant leur maison.

Cette vidéo a été produite par Giorgos Moutafis, Giuseppe Chiantera et Andrej Getov, dans le cadre du camp international d’actions pour les droits humains, sur la base d’idées des participants au camp.

Merci à toute l’équipe de S.O.S. Europe et à tous les participants du «Camp international d’actions pour les droits humains».

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Lesbos: Une semaine riche en émotions!

SOS

Militants d’Amnesty. Lesbos, 2013. © AI

La situation que vivent de nombreux migrants, lors qu’ils tentent d’atteindre les côtés grecques est alarmante. Face à leur destin tragique, nous avons decidé d’organiser plusieurs actions à Lesbos afın de sensibiliser la population européenne, souvent indifférente.

Dès les premiers jours, nous avons été sensibilisé·e·s à la situation alarmante que vivent de nombreux migrant·e·s lorsqu’ils et elles tentent d’atteindre les côtes grecques. Victimes des fameux « push-backs », ces migrant·e·s sont souvent repoussé·e·s en pleine mer par les autorités grecques, vers leur port de départ, très souvent en Turquie. Le moteur de leur bateau est détruıt et ils et elles sont parfoıs même ligotté·e·s et abandonné·e·s sur des îles près des côtes turques. Weiterlesen

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Schicksal in unseren Händen

Eine Amnesty-Aktivistin fordert die Einstellung der Push-Back Operationen. © AI

Eine Amnesty-Aktivistin fordert die Einstellung der Push-Back Operationen. © AI

Heute Morgen habe ich in die Augen von neun Flüchtlingen aus Afghanistan geblickt und ihre Hände in meinen gehalten – zwei Männer, vier Frauen und drei Kinder mit erschöpften Gesichtern. Hier berührt ihre Geschichte mein Leben, hier personifiziert sich die Gruppe von Menschen, deren Rechte wir einfordern.

Giorgos Moutafis, unser Migrations-Fotograf im Camp, wurde bei Tagesanbruch über die Ankunft eines Bootes informiert, das es über Nacht nach Europa geschafft hatte. Weiterlesen

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Seul au monde : la triste réalité d’un migrant

Photo : Giorgos Moutafis

Photo : Giorgos Moutafis

Le sort de nombreux migrants reste aujourd’hui souvent dans l’ombre, parfois pour toujours, parfois dans l’attente d’un peu de reconnaissance en tant qu’êtres humains. A travers cette fiction basée sur des témoignages réels, nous retracerons le parcours d’un migrant Iranien, de son pays natal à son nouveau pays d’accueil.

Un jour en Iran, la situation d’Abil* est devenue trop critique. Du haut de ses 21 ans, en plus d’être un objecteur de conscience, Abil a décidé de se convertir au christianisme. Cela fit de lui un homme recherché par les autorités iraniennes, sa vie ainsi que celle de sa famille étant alors clairement en danger. A contre-coeur, Abil a alors décidé de quitter son pays natal. et de franchir la frontière commune avec la Turquie afin de se lancer dans un voyage de plus de 6 ans. A ce moment, il ne se doutait pas que cette décision changerait sa vie bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer. Weiterlesen

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